Publié dans Musique

Korn Unplugged

kup

Prochaine thématique du bac philo : Qu’est-ce qui fait d’un groupe un grand groupe?

Le nombre de disques vendus? Non car partant de ce postulat, les 2b3 auraient leur place aux côtés des Beatles et des Stones?

Le Nombre d’albums? Certainement pas car dans ce cas là Tool ne serait qu’une réunion de musiciens et pas les rockers avant-gardistes que l’on connaît.

Je ne vais pas fatiguer les quelques neurones qu’il peut rester à mes fidèles lecteurs et donner ma réponse à cette question : la capacité à se renouveler et à nous proposer un album auquel on ne s’attendait vraiment pas.

L’exemple du jour : Korn et son « Unplugged »

Si vous ne les connaissez pas je vous fais un bref rappel des faits. Fin des 90s une bande de bourrin portant jogging et baskets adidas se donne pour mission la rénovation totale de la maison Metal. Oubliés les spandex et les santiags, vive les baggys et les pompes de skate. Aux oubliettes les chants haut perchés, voici venir le temps du hurlement primaire. Remisés les soli des 45 minutes, l’époque est aux rythmiques lourdes et au groove pénétrant.

Après un premier album eponyme brutal et fédérateur pour toutes une génération de musicien, le groupe alterne morceaux sombres et lyriques et singles imparables sujets à moult pogos et stage diving endiablés lors de leur prestattions scéniques.

Catalogués un peu trop vite comme bourrins sans cervelle, le quintet change sa musique en un rock tourmenté limite gothique où fond et forme ne font plus qu’un.

Après un dernier album qui a clairement divisé son public, le groupe revient en acoustique.

Un énorme pari pour une formation que l’on n’imaginait pas autrement qu’électrifiée.

Mais c’est là que les 5 gars de Backersville montrent qu’ils sont très forts. Plutôt que de nous délivrer un simple adaptation de leurs titres, ils optent pour la refonte totale dans un style plus proche de Tricky ou de The Cure que de Nirvana.

Le cultissime « Blind » devient alors un hymne mariachi, « Freak » on a Leash se métamorphose en une oeuvre lyrique avec envolée de violons et tout le toutim.

Et tous les morceaux ou presque sont de cet accabit, une véritable révolution pour le groupe, la preuve que l’on a pas affaire à des brutes mais bien à de vrais musiciens capables de produire de jolies mélodies avec très peu d’effets.

Le seul plantage: « Got the life », la raison du plantage : avoir voulu rejouer le morceau tel quel. Mais on ne leur en voudra pas tant le reste est splendide.

En bref si vous aimez le rock sombre ruez vous sur cette petite merveille qui prouve que lorsqu’ils font preuve de finesse et de bon goût les metalleux sont capables de grandes choses.

Publicités

Auteur :

Un peu geek, franchement musicien mais surtout râleur!

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s